Il y a quelques jours, je suis allée dans le sud de la Thaïlande, à Nakhon Si Thammarat. capture-decran-2016-10-05-a-09-32-14C’est la ville natale de ma mère d’accueil et toute sa famille y allait pour vendre la maison familiale. Pendant 5 jours, j’ai dormi par terre, ça ne me dérangeait pas tant, mais après quelques jours, ma fatigue se ressentait très bien. Une journée, ils ont pris un break de boîtes et nous sommes allés faire du kayak de rivière. Ça mérite d’être raconté, car la situation était quand même cocasse. Premièrement, ma famille a appelé la rivière une waterfall, et ne m’ont jamais dit qu’on allait faire du kayak, donc dans ma tête, nous allions seulement voir des chutes. Je n’étais donc vraiment pas habillée en conséquence et j’ai dû porter un chandail pour obèse et un maillot de bain d’homme, le charme pur.

Combien de personnes entrent dans une boîte de pick-up d’après vous ? Et bien je vous garantis qu’il en entre au moins 37, puisqu’on était 38 pour se rendre au point d’embarcation. Trente-huit. Personnes. Dans. UNE. boîte. de pick-up. Je pensais que rien ne pouvait plus m’impressionner, mais ce n’est que le début.

En tout, sur la rivière, il y avait peut-être une soixante-dizaine de kayaks à deux places, certains kayaks contenaient trois personnes, lorsqu’il y avait des enfants. (Les enfants portaient les mêmes vestes de sauvetage que les adultes et les mêmes casques, probablement que si un enfant était tombé à l’eau, il serait resté pris dans son propre VFI et aurait plus de chances de noyade que sans VFI mais bon security first.) Il y avait deux pick-ups de gens pour la compagnie avec qui nous faisions affaire, mais deux autres compagnies étaient aussi sur place avec autant, sinon plus de gens que nous. Donc imaginez, une centaine de chinois qui pagaie dans une rivière plus ou moins large, en donnant un coup de pagaie à quelqu’un une fois sur deux. En plus, il y avait quelques rapides, R1 et R2, pas gros, mais assez pour faire du trafic. J’aime bien le kayak, j’adore l’eau, mais je déteste le kayak de rivière. (Quand j’étais jeune, un incident m’a laissé traumatisée. Mon père rit beaucoup de moi pour cela, mais je suis certaine que ma peur des rapides vient de là.) Imaginez les 70 kayaks, qui arrivent en même temps dans des rapides; un vrai spectacle. Les quatre guides de notre compagnie courraient (allégoriquement, parce que well tu ne peux pas courir sur l’eau) pour arriver aux rapides avant les autres kayaks pour les pousser dans le rapide pour éviter les bouchons et les collisions. La technique aurait surement bien fonctionnée s’il y avait eu 30 kayaks de moins et un peu de talent et/ou de pratique dans chaque embarcation. Donc malgré le fait que les guides nous poussaient dans les rapides, je ne trippais vraiment pas dans les rapides. (Il n’y avait pas de pagaies pour tout le monde, je me suis sacrifiée.)

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Tout le monde avait vraiment du plaisir, mais mon passé me hantait… [remarquez le dit maillot de bain. (remarquez également la position à l’aise dans laquelle je suis.)]

AHHHHH, du fun noir.

 

 

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