Pour répondre à la demande de mon père pour que je post un article (et il me chicane quand il y a des fautes tssss), voici un update.

Ça fait maintenant deux mois que je suis ici et ma vie est super bien installée. Même si je crois que je me suis bien adaptée, c’est sur que ce n’est pas toujours facile. Si je me compare à quelques étudiants à qui j’ai parlé, ma vie roule ma poule, sans problème. Je ne pleure pas sur mon sort, je ne suis aucunement anxieuse [tout au contraire, je suis sereine (le plus grand rêve de ma mère)] et je ne m’ennuie aucunement des gens de Québec [sorry not sorry. (peut-être un peu de ma soeur, mon frère et quelques amis, mais très peu)]. J’essaie de profiter au maximum de chaque occasion qui se présente et je me suis fait quand même quelques amies (genre des amies la, pas juste des filles que je suis partout parce que je suis perdue sans bon sens. On discute et des fois on rit même.) Mais parfois (souvent), j’ai envie de chialer, surtout sur le pays. Dans ces moments, je dois me rappeler que la Thaïlande est un pays en voie de développement et que c’est surement pour ça qu’ils n’ont presque pas d’égouts, qu’à chaque fois qu’il pleut les rues sont inondées, qu’il faut 7 cadenas pour entrer dans la maison, et que l’eau est abrasive. Je dois reprendre sur moi-même et me dire que ce n’est pas si grave si mes souliers blancs sont maintenant bruns puisque je traverse le Nil pour retourner chez moi.

Petite parenthèse sur les cadenas. Pour entrer ou sortir de la maison, il y a 4 cadenas (à clé) (4 clés différentes) (je n’ai aucune clé). Il y a celui de la gate, celui des premières portes de la maison, et deux autres sur les portes coulissantes. (j’imagine que deux cadenas c’est plus sécuritaire ?) Et bien lorsqu’ils quittent la maison et que je suis seule, ils barrent les cadenas, je suis donc séquestrée à l’intérieur. C’est juste un peu dôle passer la journée à l’intérieur en sachant que je ne peux pas sortir. (Probablement que si la porte était débarrée je ne sortirais pas plus, mais au moins je prendrais la décision moi-même.) C’est surtout tannant car je dois me lever a 7h pour aller courir avant qu’ils partent travailler. Vous vous direz «7h ! c’est tard» C’est tard sauf quand t’as aucune raison de te lever à une telle heure. Fin de la parenthèse.

Lorsque je reste seule à la maison, je dois attendre jusqu’à environ 21h pour avoir mon premier repas de la journée, c’est pas comme si je l’attendais impatiemment, mais veut veut pas, à cette heure la ça fait au moins 3-4 heures que je pense littéralement à manger ma main, J’attend cette heure là car c’est le moment ou ma mère d’accueil revient du travail avec quelque chose à manger. (Il n’y a rien a manger dans la maison, mais comme pas «maman y’a rien à manger», il n’y a littéralement rien de comestible sauf du poisson qui date d’au moinnnnns 1 mois et de la poudre à chocolat chaud.) Je ne sais pas si j’avais dis mon opinion sur la nourriture ici, mais c’est immonde (selon moi). Ils ne mangent pas beaucoup de légumes. En fait les seuls qu’ils mangent sont bouillis dans l’huile et baignent dans celle-ci jusqu’à temps qu’ils soient achetés par quelqu’un. Les plats en général sont tellement épicés je m’étouffe à chaque bouchée, et puisque je ne mange plus de viande, mon alimentation est constituée de 80% de riz avec de la sauce soja, 10% de crème glacée, et 10% autres comme des fruits et du chocolat surtout.

J’habite à 3h de Bangkok, 2h30 si tu conduis vite, 3h30 s’il y a du trafic. C’est vraiment pas tant long (sauf quand la version Thaï de Michael Bublé joue un peu trop fort dans l’auto) pour aller dans une ville considérablement plus grande que Korat. Il est a noter que le trois heures est le temps roulé, puisque les Thaïs ont la fâcheuse habitude de faire quelques arrêts sur le trajet, pour manger, aller aux toilettes ou mettre de l’essence, mais n’ont pas pensés que faire le tout en même temps serait plus avantageux, donc, 6-7 arrêts sont nécessaires sur le trajet de 3 heures. Donc au final, aller à Bangkok peut prendre jusqu’à 4 heures 30 minutes.

Au jour 50, je me suis rendue compte que j’avais déjà 1/6 de mon année de passée. et j’ai recompté comme 7 fois pour être certaine, car même avec la simplicité de ce calcul, je ne croyais pas que ça soit possible (j’ai même prit ma calculatrice, je ne comprenais plus rien). Maintenant, je suis à 1/5, et je ne comprend pas comment 2 mois ici a passé plus vite que 30 minutes au MSS. Malgré tout mon chialage, je capote déjà un peu parce que bien entendu, je ne profite pas autant que ce que je devrais, et ça me fait capoter. (C’est ironique dire ça alors qu’il est encore temps de profiter, mais c’est vraiment plus difficile à faire qu’à dire.)

Peace