Je ne suis vraiment pas du genre «dame nature», mais j’ai tout de même une conscience écologique sur laquelle je travaille de plus en plus. J’ai vu la majorité des documentaires « zéro déchet » qui existent, et à chaque fois ça reste dans ma tête pendant un certain temps. Je me dis à chaque fois qu’il faut quand même être extrémiste pour vivre sans produire de déchet et je suis un peu découragée à toutes les fois. Ça prend énormément de temps et de commitment pour faire ça. C’était un peu sorti de ma tête jusqu’au moment où une fille de Buzzfeed a produit un vidéo dans lequel elle essaye de vivre une semaine « zéro déchet ». La fille était absolument clueless et n’avait vraiment aucune idée de ce qu’elle faisait. Ça m’a un peu donné envie de l’essayer puisqu’elle aussi, fille de tous les jours (et qui ne semblait être une extrémiste en aucun sens), l’avait fait.

Spoiler alert: Ce fut un échec lamentable. Ce fut un échec tellement grave que j’ai pensé longtemps ne pas faire l’article, mais je me suis finalement dit que l’auto-dérision était excellente et donc que j’allais écrire chaque petits détails qui a fait que je n’ai même pas été capable de tenir ma résolution d’une seule semaine.

Le jour 1 se passa tout de même bien. I mean, j’ai dormi la moitié de la journée et j’avais un souper le soir donc techniquement, je n’ai pas produit personnellement de déchets. (I did, but let’s say I didn’t)

Le jour 2 a aussi bien commencé. J’avais réussi à ne pas produire de déchets, ou du moins, aucun déchet non-recyclable et j’avais composté mes restants de fruits et légumes. Ça allait bien jusqu’au moment ou je pris du yogourt glacée au cinéma (parenthèse pour dire que Star Wars était honnêtement 30 minutes trop long, dear lord, ils auraient pu sum up un peu là). Tout ça pour dire qu’il n’y avait pas de contentant de recyclage et que je ne suis pas encore rendue au stade où je traine mes déchets pour les mettre au recyclage plus tard, j’ai donc jeté le bol et la cuillère, shame on me. Le mieux du pire de cette journée se passa lorsque mon père arriva de l’épicerie les bras pleins, tout fier, me disant qu’il n’avait pas pris de sacs pour ne pas faire de déchets, mais qui tenait dans ses mains des jus en boîtes, des barres tendres emballées individuellement et du café en cups… J’ai rarement été découragée comme ça de mes vieux.

C’est au jour 3 qu’est venu l’abandon total. Je coachais, et je n’avais pas eu le temps de me faire un lunch. J’ai donc mangé à la cafétéria, laissant derrière moi un plateau complet de déchets non-recyclables. C’est à ce moment même que toute sorte d’espoir à possiblement réussir cette semaine sans déchets se volatilisa et me laissa devant un mélange de déception et de soulagement de ne plus avoir à vivre avec cette responsabilité.

Le jour 4 n’exista même pas. J’avais laissé ma conscience écologique et toute ma motivation dans le jour 3. Je fis donc comme le reste de la société en ignorant complètement le fait que je contribuais (et contribue encore) à la pollution planétaire.

Cet abandon précoce démontre clairement un manque de détermination et une paresse incroyable de ma part, mais de travailler ces aspects n’était pas dans mes résolutions 2018, donc ça devra attendre à 2019. ¯\_(ツ)_/¯

J’ai tout de même essayé de réduire ma consommation de déchets pour le reste de la semaine, même si j’en produisais plus que zéro. J’ai aussi continué à faire du composte puisque ça, c’était dans ma liste de résolutions 2018 (Celles qui durent plus d’une semaine).

J’ai donc maintenant énormément de respect pour les gens qui vivent sans produire de déchets parce qu’il faut une totale absence de paresse, et j’en suis terriblement loin…

Peace out

 

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