Ça fait maintenant deux jours que nous sommes arrivées en Islande et la fatigue se fait déjà ressentir (ouer). Le voyage a plus ou moins bien commencé, à cause du vol. Je croyais que je pouvais difficilement passer un pire vol qu’à mon dernier. En revenant de la Thaïlande, une dame d’une certaine rondeur (aussi large que longue) m’avait bavée sur l’épaule pendant une courte période de 16 heures. (Je me disais alors que c’était surement le coup de poing que le karma me devait pour avoir choké mon voyage en plein milieu comme une grosse molle). Avant-hier, j’ai eu la preuve que les choses pouvaient toujours être pires. J’étais assez stoked, puisque le vole n’était vraiment pas long et qu’il se déroulait pendant la nuit. Je me demandais bien ce qui pourrait faire de cette période de temps un enfer. J’ai eu ma réponse très rapidement; un enfant. Un enfant qui hurle. Sans arrêt. Accompagné de ses parents qui ne semblent pas réaliser que leur petit humain dérange une centaine de personnes à 2h du matin. Un enfant qui hurle assez longtemps pour que moi et mon sens maternel absent se lèvent pour aller voir qui maltraitait ce pauvre poupon qui m’empêche d’écouter Twilight tranquille.

À part cette partie, le reste s’est très bien déroulé, avec de l’excitation et plusieurs excès de vitesses, nous avons parcouru le sixième du pays dans une journée et j’écris présentement sur un banc sur le bord d’un dépanneur à squater le Wifi de quelqu’un à Vìk, un village au Sud du pays comptant 88 maisons (ouioui, on les a compté).

Pour la modique sommes de 40$, nous avons eu la chance de passer la nuit dans notre voiture puisqu’il pleuvait et qu’il n’y a pas grand chose de pire en camping que de ranger une tente mouillée. Au début, nous étions très fière de notre set up qui était quand même relativement on point, mais plus la nuit avançait, plus je me réveillais souvent en lâchant des mots d’église que ma mère ne voudrait pas lire ici. Les seules positions qui fonctionnaient dans l’espace restreint que nous avions étaient; en cuillère et dos à dos. J’aime énormément Charlie, mais pas assez pour sentir son souffle dans mon coup pour une nuit complète, ni pour endurer ses coups de genoux dans mon dos (puisque nos jambes devaient être pliées en tout temps, le rêve quoi). Il ne faut également pas oublier qu’il ne fait jamais nuit ici, donc il est assez difficile de faire un 8 heures de sommeil straight. C’est quand même nice puisque ça permet d’optimiser tes journées à 100%, mais ça m’a aussi permis de me réveiller en beau tbk au moins 3 fois dans la nuit.

Pour ce qui est du pays, je le recommande à tout le monde (well, pas TOUT). C’est incroyablement beau, et il y a une centaine de paysages différents, il y a toujours quelques choses de nouveau pour t’impressionner. En une journée, on a eu le temps de voir des geysers, des hot springs, des lacs, des montagnes, des chèvres, des chutes, des chevaux (de loin pour moi puisque je suis très allergique :)), des volcans, des plages, des icebergs, des gros, des p’tits, des laids pis des beaux.

Je posterai éventuellement des photos lorsque j’aurai fait un ménage de mon téléphone qui est déjà plein