Le mois de février étant connu pour être le mois sans alcool, mon frère et moi avons décidé de le faire à notre façon. Étant de grands buveurs (mon frère beaucoup plus que moi), nous avons décidé de nous donner pour savoir s’il est vraiment utile de se priver de la seule source de plaisir possible. (je niaise maman, pleure pas.) C’est donc pourquoi, pendant les 28 jours du mois, je n’ai pas bu d’alcool, et mon frère, lui, en a bu à tous les jours. (avec recul, nous aurions dû échanger les rôles puisque les risques que je devienne alcoolique sont beaucoup moins grands que mon frère.)

Bien évidemment, ce n’est pas en ayant l’idée de faire l’article que nous avons décidé de faire le test, mais plus le contraire. À la base, je ne buvais pas pour une question de finance et mon frère buvait déjà trop, donc en faisant ce test, ça me permettait à moi de ne pas pleurer chaque lendemain de brosse en voyant mon état de compte, et à mon frère de justifier ses consommations l’alcool à 9h le matin avant ses cours…

Plus de 30 jours plus tard, je trouve que c’était une excellente mauvaise idée.

Le mois a clairement fait du bien à mon porte feuille qui prenait une claque dans face à chaque sortie, mais m’a complètement coupé de ma vie sociale de soirée.  C’est sur que j’aurais pus aller jouer au quilles, participer à un tournois d’échec ou faire un pyjama party, mais lorsque tous tes amis sont dans les bars, c’est pas mal l’attraction la plus intéressante. Au début, je m’étais dit que j’allais autant sortir et que j’allais seulement ne pas boire et avoir du plaisir sans ça. Mais honnêtement, ne pas boire dans un bar, c’est comme attendre dans le bas des pentes d’une station de ski en souliers alors que tous tes amis skient et tu les vois avoir du plaisir à tous les fins de descente. Mes vendredis et samedis soir ont donc vites passés de « sorties dans les bars jusqu’à la fermeture » à « Je fais une sieste à 18h00 et me réveille seulement le lendemain matin. »

Malgré tout, j’ai quand même fait quelques sorties à jeun et je suis quand même fière d’avoir résister au peer pressure de mes amis, puisque je n’avais vraiment aucune autre raison de ne pas boire que mon défi personnel, encore moins à mon bar de région à une distance marchable de chez moi. (props au 4f)

Du côté de mon frère, je me suis permis de lui laisser écrire ses propres pensées sur l’expérience;

« L’alcoolisme c’est un mythe, à la fin du mois je n’avais pas plus envie de boire de la bière, j’aurais très bien pu boire de eau minérale ou un autre breuvage. J’ai juste commencer à apprécier plus le gout de la bière en temps que boisson. Par contre, c’était rendu beaucoup plus facile/tentant après une bière d’en boire 5 de plus.

Les périodes d’étude furent moins efficaces, mais grandement plus divertissantes. Les réveils n’étaient pas affectés par les consommations, bien évidement, si j’en prenais quelques unes avant d’aller me coucher, je me réveillais avec la yeule sa s’phalte, mais ma concentration ni mes cours n’étaient affectés. Avant ce mois, j’arrivais parfois à mes cours en empestant la robine, dans mes vêtements de la veille, ayant dormi ou la vie a cru bon me (mal) mener. C’est l’avantage d’être un alcoolique à la maison: Les douches et les vêtements propres sont denrées communes.

L’idée de boire à tout les jours a été proposée par ma mère, poussée par une certaine ironie et sentiment de découragement. Elle avait mentionné le fait que depuis le début de Février, j’avais consommé de l’alcool à tous les jours. (Nous étions à ce moment à quelques jours seulement du début de mois)  Little did she know, elle venait à ce moment de créer ce que j’ai appelé le Febrewary (You’ve seen it here first, c’est patent pending cette affaire là). Certaines âmes faibles font un mois de sobriété pendant le mois de février (telle que ma soeur). Peuple de la Terre, la vie est trop courte pour être un mois sobre. »

Conclusion: buvez gens, buvez trop mais consciemment et à part si vous êtes fortement dans les voies de l’alcoolisme, ne vous privé point de cette ressource, parce que comme le célèbre Herman Gélina l’a dit; « la modération a un bien piètre gout ».

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