Je ne suis plus en voyage (pour l’instant), je n’ai pas une vie extraordinaire, je n’ai pas d’exploits à raconter (pour l’instant), mais je vois des choses qui me font rire et j’ai envie de partager ces bonheurs. De plus, je raconte vraiment mieux en écrit qu’en paroles (en plus vous n’avez pas à écouter ma voix stridente), c’est vraiment gagnant pour tout le monde.

Ce matin, j’avais un rendez-vous très tôt en ville (loin de Stoneham tser) et comme certains le savent, j’ai mon permis, j’ai une voiture à ma disposition, mais je ne conduis pas manuel (¯\_(ツ)_/¯ paresse I guess), alors je quête encore des lifts… Donc après mon rendez-vous, il était encore trop tôt pour faire quoi que ce soit, sauf aller au mcdo ! 12 minutes d’autobus plus tard, je me retrouve donc assise au fastfood avec mon troisième café à la main. (Je m’étais levée à 5h, la dernière fois que j’étais debout à cette heure là c’est parce que je n’étais pas encore couchée.) À 8:00, un mardi, il n’y a QUE des gens de l’âge d’or au MacDonald. QUE. Puisque j’étais seule autour de mon café, je me suis vite mise à entendre les conversations des gens qui m’entouraient. (je dis bien entendre, car je n’écouterais jamais volontairement des conversations, franchement.)

En arrière de moi, discutaient deux dames d’un certain âge, je dirais d’une soixante-dixaine d’années. Elles discutaient de boucles d’oreilles, mais je ne sais pas si c’est leur voix ou juste parce que les vieux ça me fait rire, mais je riais seule.  Voici à quoi ressemblait leur dialogue du moment ou j’ai commencé à entendre;

« -Moi je porte pas de boucles d’oreilles l’hiver, je les perd avec mes tuques.                                      – Ouin moi non plus, j’en porte pas l’hiver.                                                                                             – Mais on en voit comme moins en, j’pense c’est pus à mode.                                                                  – T’as ben raison, c’est vrai qu’on en voit moins, je vais demander à ma petite fille si c’est encore à mode. »

Mes yeux et mes oreilles ont été détournés de cette conversation lorsqu’un employé est passé devant moi à une vitesse étonnante et dans une position remarquable. Ça m’a pris quelques secondes avant de réaliser qu’il avait un certain handicap mental. Visiblement, il s’était fait dire de changer les poubelles, et ce, à répétition, car juste pendant le court moment que j’étais assise, il a changé le sac de la poubelle qui était dans ma vue 3 fois, même si personne n’avait mis de déchets à l’intérieur. (Une dépense de sacs in-croy-a-ble)

Sac de poubelle immédiatement changé, mon ouïe sélective (car je n’écoute absolument pas les conversations des gens, je vous rappelle.), se tourne vers deux hommes assis à deux sièges de distance l’un de l’autre, sur le bord de la fenêtre. De mon point de vue, ils ne se connaissaient visiblement pas, mais l’un d’eux conversait à l’autre. Il lui parlait de son smoothie au kale, et comment lui ne boit pas de café car il n’a pas besoin de ça pour se sentir réveillé puisque son alimentation est saine et qu’il surveille vraiment ses cycles de sommeil. L’autre homme était accoté sur son bras et avait l’attitude la plus exaspérée qu’il aurait pu avoir, il ne voulait que la paix et finir son Mcmuffin, mais non, un Xavier de ce monde devait venir lui gâcher son déjeuner. (Nom fictif, no hard feelings aux Xaviers, c’est juste que dans ma tête, les Xaviers boivent des smoothies au kale, font du plein air et portent des turtle neck en laine merinos.)

Enfin, mes sens sont retournés à mes pensées et c’est à ce moment que j’ai finalement quitté la maison pré retraite, un sourire narquois aux lèvres, en regardant l’employé vider la poubelle pour une quatrième fois.

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