Attention attention, sortez vos laines et vos foulards, mesdames et messieurs, c’est l’automne en Thaïlande. La température a brutalement chuté à un froid 28 degrés. Vite vite, allez vous acheter un manteau ! Je blague, mais il y a vraiment beaucoup de manteaux d’hiver en vente dans les magasins et je me demande vraiment pourquoi quelqu’un s’achèterait une telle chose ici. Période de questionnement.

Un troisième mois vient de passer. C’est un peu décevant mais tout à fait normal; le temps passe de moins en moins vite. Le premier mois a passé comme une semaine, le deuxième comme deux semaines, et le troisième a pas mal duré un vrai mois. Après avoir été un mois et demi en vacances, je devrais retourner à l’école, mais en deux semaines assez de choses ont come up pour que je n’y aille que 4 jours. En trois mois, je me suis habituée à certaine choses, comme les insectes dans ma nourriture, avant, lorsque je voyais une fourmis ou une mouche x dans mon assiette, ma réaction était comme «Oh satan, je ne touche plus à cette nourriture !» et maintenant je suis comme «Bin quin ! des protéines !».

À l’école,  plusieurs classes n’ont pas l’air climatisée, mais ne pas avoir l’air clim ici, c’est comme ne pas avoir de chauffage à Québec (comme au Mont-Saint-Sacrement dans le fond). Même si 28 degrés ce n’est pas si chaud, ce n’est pas un 28 degrés agréable. C’est pas humide, c’est mouillé. La température est lourde et en plein jour ça monte encore à 32-34 degrés. Même après 3 mois, je ne m’y habitue pas.

L’activité que je préfère faire, c’est aller à la piscine. Seule. Pour des raisons que j’ignore, les thaïs ne se baignent pas, donc il y a presque juste des vieux blancs qui traversent la piscine à la brasse (la définition de gracieuseté btw). Pendant que je suis à la piscine, c’est comme une break des multiples choses qui me dérangent ici, c’est le seul moment ou je ne meurs pas de chaleur et en plus ça travaille mon teint de carotte.

Après 90 jours, je devais renouveler mon visa, tâche qui a été beaucoup plus compliquée que l’avoir à la base. Obtenir mon visa à Québec a un peu été comme une blague, la fille a pris mes papiers, sans les lire, sans vérifier si j’avais tout et a stamped mon passeport. Ici, les deux blancs avant moi n’ont pas eu leur renouvellement approuvé. J’ai été très chanceuse d’être accompagnée par une thaï. Mais après trois heures d’attente et comme 52 pages de papiers qui disent exactement la même chose, je me suis bien rendu compte que c’était seulement par principe et que personne allait lire a single page de ces 52 pages. Grâce à mon incroyable charme, je suis sortie de là avec une permission de rester jusqu’au 30 juillet avec permission d’entrés et sorties comme je veux, ce qui est rarement donné. Le bureau de l’immigration est un bâtiment en bien piètre état. Les portes ne ferment pas parce ce que les cadres sont croches, il n’y a pas une lumière qui ne saute pas et il y des chiens errants à l’intérieur. Je doute que ça passerait le teste du code du bâtiment, mais there’s no such thing ici donc je crois que ça restera quelques années comme ça encore.

Je vais peut-être paraitre pour la pire moumoune, mais la chose qui me fait le plus peur ici, c’est les tours de moto/scooters. Premièrement, personne ne porte de casque, et je ne peux arrêter d’imaginer ma tête exploser sur le sol si jamais un accident arrivait. Deuxièmement, c’est comme si dès que tu embarques sur un scooter/moto, tu entre dans fast and furious et tu dois faire du slalom entre les autres voitures, bruler des lumières et ne prendre aucunement considération du code de la route (s’il y en a un en place, ce que je doute). Je trouve ça tellement dangereux, je ne comprend pas comment ils font pour embarquer 4 la dessus dont un bébé et penser que c’est sécuritaire, ça me fait capoter.

 

 

 

 

 

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